• Aveu

     

    Immense est la peur

    Qui me dévore le cœur.

    Saphira, cruel prédateur,

    Brutalement, piégea mon âme,

    En un feu de plaisir infâme ;

    Et, ni de jour, ni de nuit,

    Ne m'accorde aucun répit.

     

    Sa silhouette, brusquement, surgit,

    Dans les pierres grimaçantes ;

    Son visage, moqueur, me sourit,

    Dans les braises mouvantes.

    .

    J'entends son rire grinçant,

    Par les chemins et dans le vent.

    Ses yeux me poursuivent, cruels,

    Et ses lèvres rouges me rappellent,

    La douleur folle à mon flanc,

    Déchiré par ses crocs étincelants.

     

    Après m'avoir, joyeusement, brisé,

    Elle me hante, me pourchasse, et,

    Ma terreur est telle, que je ne peux,

    Que détaller devant elle, honteux.

     

    Chaque jour, je pries les Forces Bonnes,

    De me rendre mon courage d'Homme.

     

    Arkan de Montalba

    Extrait de "La Chanson d'Après"

    « Dame BlancheTyrannie de l'inspiration, Ou cruauté des muses. »

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 8 Janvier 2015 à 00:20

    aujourd'hui nous avons vraiment vécu la terreur et

    nous sommes de tout coeur  avec les familles des victimes

     

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