• ETE, BIENTÔT

     

    ETE, BIENTÔT 

     

     CETTE RUBRIQUE EST UN ESPACE DESTINE

    A PARTAGER AVEC VOUS DES SOUVENIRS,

    SANS SPECIALEMENT SUIVRE L'ORDRE DU TEMPS,

    JUSTE NOTES A MESURE DE LEUR ARRIVEE,

     

    COMME UNE CONVERSATION 

     

     

     Été, bientôt.

    Ici et maintenant:

    Parfum des fleurs d’acacia, léger et sucré, ensorcelant, se mêlant à la senteur épaisse et lourde de la voie ferrée surchauffée.

    Souvenirs d’enfance:

    Combien de fois ai-je joué sur le ballast, sautant de traverse en traverse, avec mes frère et sœur et nos amis. Nous inventions des mondes, mettions en scène et jouions nos rôles, avec cet investissement inné des enfants, entre rêve et action.

    DE MEMOIRE

    Cette ancienne ligne désaffectée, envahie par la végétation, était encore assez visible pour devenir notre terrain de jeu. L’herbe sèche crissait sous les pas, accompagnant le roulement des pierres dérangées par nos baskets agiles.

    Le goûter, sorti du sac : pain/beurre/chocolat  ou pain/confiture de fraise/camembert et de l’eau claire. Un simple régal.

    1976, année de la canicule, le village, Grand Fresnoy attendait la fraîcheur du soir.

    Et puis, en automne, il y avait ces poires cueillies dans l’arbre au milieu des vaches et des chevaux qui les aimaient aussi. Les poches pleines, il nous fallait grimper sur le cheval pour jouer aux indiens (pas aux cow boys). Pas de selle, pas de bride. Juste jouer un moment.

    Et nous passions le reste de cette belle journée à croquer ces fruits à la maturité hésitante.

    « _Vous allez avoir mal au ventre ! » Les adultes étaient unanimes.

    Mais ils étaient si bons, ces fruits, avec le pain/beurre/confiture.

    Il nous arrivait aussi, parfois, de cueillir de belles fraises.

    Nous allions à l’école par une traverse au nom évocateur de « P’tit Ch’min » qui nous évitait de suivre la rue principale, dangereuse à cause de la circulation et plus encore pendant la campagne sucrière. Les camions traversaient le village à un train d’enfer.

    Ce fameux P’tit Ch’min longeait l’arrière des jardins, d’un côté, et des pâtures, de l’autre, où étaient deux chevaux.

    Ces fraises attiraient nos convoitises, belles et bien rouges, juteuses et parfumées. Elles poussaient en longues rangées bien ordonnées, choyées par un papi. Nombre de fois, sommes-nous  passés sous la clôture pour améliorer notre goûter…

    Mais il fallait partager le butin avec les deux chevaux. Eux aussi, ils aimaient les fraises ! Et les caresses. Et puis, ils nous laissaient pénétrer leur territoire où poussaient de fructueux pommiers…

    09.05.2017, Espéraza, MCLouvet 

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