• Fête Barbare.

     

    Saphira,

    Flamboyante cavalière, sauvage et rebelle,

     

    Fait un tour de parade, cheveux flottants,

     

    Ses jambes musclées serrant sa monture,

     

    L'arrêtent dans un nuage de poussière dorée,

     

    Et met souplement pied à terre,

     

    Sous une ovation qui se fait tonnerre.

     

     

    Deux yeux pleins de braises, de son corps

     

    Caressent les robustes courbes.

     

    Elle lève son épée vers le ciel,

     

    Saluant ces hommes qui rêvent.

     

     

    Ainsi à chaque printemps,

     

    Les défie-t-elle allègrement :

     

     

    « _Qui me vaincra, me prendra ! »

     

     

    Les regards étincellent, comme les armes.

     

    Chacun surpasse force et adresse,

     

    Et nul ne doit occire l'adversaire.

     

     

    Elle, affrontera les trois derniers.

     

     

    Le regard plein de flammes la devine,

     

    Elle est belle, il la veut...

     

    Leurs passes d'armes

     

    Sont autant de baisers,

     

    Puis d'un geste précis,

     

    Elle se trouve désarmée,

     

    La pointe de l'arme

     

    Posée sur sa gorge.

     

     

    D'un geste précis, il tranche

     

    le lacet maintenant son bustier de cuir

     

    Qui libère une écume de dentelle

     

    Et sa poitrine qui se soulève

     

    Au rythme de son émoi.

     

     

    Quelques gouttes de sang

     

    Perlent à une fine entaille,

     

    où, avec respect, il pose

     

    Ses lèvres gourmandes .

     

     

    Dans ses bras noueux,

     

    Il l'enlève et l'emmène

     

    Vers sa mystérieuse tanière,

     

    Et chacun à leur passage

     

    Met genoux à terre.

     

     

    Leur désir insatiable et

     

    La bataille est sauvage.

     

    Mais dans ce combat là,

     

    Ni gagnant, ni perdant,

     

    Ils sont d'égale force,

     

    Et leurs corps en répondent.

     

     

    Plus tard dans la nuit,

     

    Il appellera au front

     

    Ses deux infortunés compères,

     

    Car la belle échevelée

     

    Est de taille à les consoler.

     

     

    C'est une danse en quadrille,

     

    Au son des percussions barbares,

     

    Sublimant leurs ébats musclés.

     

     

    Haletante et défaite, elle gît,

     

    Un sourire éclairant son visage ;

     

    Son corps mêlé au leur,

     

    Au sommeil s'abandonne.

     

    Elle murmure le nom de chacun,

     

    Car tous elle les aime.

     

     

    M.C.Louvet, 10.11.13

     

    « Pleine luneLes idées »

  • Commentaires

    4
    Samedi 16 Mai 2015 à 20:53

    Merci, Pascalou et bienvenu dans mon univers!

    3
    Samedi 16 Mai 2015 à 20:50

    .bonsoir et  merci de ton passage  très  jolie ton blogs              bisous avec mon amatié pascalou59

    2
    Vendredi 9 Janvier 2015 à 15:47

    il faut trouver la faille de son bouclier...

    1
    Jeudi 8 Janvier 2015 à 20:45

    ahhhh cette Saphira aurait-t-elle donc un point faible ? mm

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