• Les larmes d'Arkan

    caresse de la lame effilée

    Douceur glacée, caresse

     

    De la lame effilée

     

    Frôlant sa peau...

     

     

     

    Frisson, parfum de peur.

     

    Ses muscles tendus

     

    Attendent la douleur...

     

    Mais le coup n'est pas porté,

     

    Juste elle l'effleure...

     

     

     

    La lame vive étincelle...

     

    Des perles de sueur éclosent

     

    Sur sa peau bleuie,

     

    Pure rosée de terreur...

     

     

     

    L'arme se pose sur son flanc.

     

    Ses lèvres tressaillent...

     

     

     

    Le sillon que trace l'acier,

     

    Dans sa chair sans défenses,

     

    Pleure sa sève rouge,

     

    Dévalant ses montagnes.

     

    Son esprit tremblant s'égare,

     

    Dans les méandres de la douleur.

     

    Ses grands yeux noirs

     

    Étoilés d'horreur...

     

     

     

    Saphira s'épanouit sombrement,

     

    Rose noire aux épines acérées.

     

    La bouche entrouverte, affamée,

     

    Souffle rauque, suspendu

     

    Aux plaintes de sa proie.

     

     

     

    Arkan enrage et son cœur peine,

     

    Sur le chemin abrupte et rocailleux,

     

    Du déchaînement de la violence,

     

    Envoûtante symphonie.

     

    Il est à genoux...

     

    Une étrange chaleur

     

    L'envahit en douceur...

     

     

     

    Haletante, Saphira flambe

     

    D'un appétit féroce;

     

    L'homme est superbe dans l'effort...

     

     

     

    Debout, bras au ciel dans la tempête,

     

    Il enlace le vent et la pluie...

     

     

     

    Elle caresse, du bout des doigts,

     

    L'artère qui palpite à son cou,

     

    Et se lèche les babines...

     

    Du regard, elle le dépèce...

     

     

     

    Il chevauche les nuées,

     

    En riant aux éclairs,

     

    Et chante avec le tonnerre.

     

     

     

    Grisée de pouvoir, elle rit,

     

    Devant les larmes que,

     

    Perversement, sa main arrache ,

     

    A ce corps, si désirable.

     

    Mais, elle ne peut l'emporter,

     

    Il embrasse la Lumière...

     

     

     

    Tandis qu'elle boit sa terreur,

     

    Se délectant de ses cris,

     

    Il danse dans la tourmente.

     

     

     

    MCLouvet

     

    01.02.14

     

    Extrait de « La Chanson d'Après »

     

     

     

     

     

    « Tyrannie de l'inspiration, Ou cruauté des muses.Promesse »

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