• Pleine lune

     

     

    Prenez garde,

    L'amour est puissant maléfice,

    Qui tue ou guérit,

    Abolit le temps et l'espace,

    Bouleversant nos perceptions.

    La lueur vacillante des chandelles baigne la salle froide

     

    D'une étrange clarté.

     

    Quelqu'un approche dans l'ombre...

     

     

     

    Pleine Lune

     

    « _Sortez de la nuit, visiteur tardif,

     

    Ne cédez point passage au vent malin,

     

    Et bel accueil vous sera fait. »

     

     

    La Dame des sombres lieux,

     

    Enlacée de longues brumes,

     

    Entre « Endura » et maléfices,

     

    De tous temps au feu vengeur

     

    Promise,

     

    Avec élégance et fascination,

     

    Reçoit son hommage nocturne.

     

    « _Installez-vous séant, Messire ;

     

    C'est soir de pleine lune,

     

    L'on vous écoutera chanter

     

    A la bonne flambée.

     

    Sur son pâle et fin visage

     

    Erre un sourire étrange,

     

    Où scintillent des futurs millénaires,

     

    Quand Aimer ne serait plus pécher.

     

     

    « _Il est grand temps, Hardi Seigneur,

     

    Qu'après le long siège de la courtoise poésie,

     

    Vous receviez juste récompense,

     

    Ou perdiez la Mesure. »

     

     

    Elle s'incline lentement,

     

    Insolente révérence :

     

     

    « _Mais prenez garde que,

     

    Mi-femme, mi-bête,

     

    A la minuit affamée,

     

    La gorge vous ouvre. »

     

     

    D'un mouvement fluide et sans âge,

     

    Elle découvre ses épaules

     

    Et ses seins si fiers,

     

    Offerte en proie à ses yeux brûlants,

     

    Consentante au mystère

     

    De la mortification de la chair.

     

     

    Sous ses gestes inquisiteurs,

     

    Entre ses mains gantées de cuir,

     

    Elle dévoilera l'incendie furieux

     

    De ses rêves sans entraves,

     

    Où il plongera sa vie,

     

    Comme en un délicieux enfer.

     

     

    « _Soyez ardent, Chevalier,

     

    Mi-Dieu, mi-Barbare,

     

    Abattez mon dernier bastion,

     

    Prenez en maître

     

    Mon corps, rebelle à mon âme.

     

    Mettez à feu et à sang

     

    Ma délicate et secrète prison,

     

    Mais laissez moi vive,

     

    Qu'il m'en souvienne.

     

     

    Ce fut un long et terrible combat,

     

    Mais quand enfin retomba

     

    Ce vent qui enivre les esprits,

     

    Rompue, elle implora sa grâce.

     

     

    Mettant genou à terre,

     

    Il lui offrit sa respectueuse reddition,

     

    Et reçut au front le doux baiser,

     

    Sceau de leur mortel secret,

     

    Joyau de l'amour fou.

     

     

    MCLouvet

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 9 Janvier 2015 à 12:11

    nous allons commencer à avoir peur de sortir on nous vole notre liberté

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